Le processus REDD au Cameroun prône l’amélioration

28 March 2011 | News story
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Yaoundé, la capitale du Cameroun, a abrité du 02 au 03 mars dernier,  l’atelier d’analyse participative du cadre de la gouvernance forestière en rapport avec le processus REDD au Cameroun.

Organisé conjointement par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et le Secrétariat du Réseau Africain de Forêts Modèles (RAFM), en et en collaboration avec le Groupe de Réflexion sur la Gouvernance Forestière (GREG-Forêts) et le Centre International de Recherche Forestière (CIFOR), l’atelier portait sur la revue critique participative du cadre de gouvernance forestière actuel en vue d’identifier les opportunités et les contraintes pour la mise en œuvre de la REDD au Cameroun.

L'atelier avait pour but de procéder à une analyse et à une réévaluation participative de l’environnement juridique et institutionnel existant en matière de gouvernance forestière en rapport avec l’implémentation de la REDD au Cameroun, en vue de la prise en compte des préoccupations et intérêts des communautés locales, des catégories sociales défavorisées et des peuples autochtones. De façon plus spécifique, il était question de :

  1. Clarifier le niveau de préparation du processus de réforme en cours de la loi forestière et du cadre de gouvernance de la REDD au Cameroun, ainsi que d'autres arrangements institutionnels en faveur des pauvres;
  2. Mettre en évidence les principales réformes et actions à entreprendre pour une meilleure intégration des préoccupations des pauvres dans la stratégie REDD ;
  3. Faire des recommandations stratégiques sur la façon dont la gouvernance et le cadre institutionnel pourraient être déployés pour soutenir et renforcer des synergies en faveur des initiatives favorables aux pauvres ;
  4. Produire un rapport d'évaluation qui pourrait servir de document de base pour un plaidoyer et l'appui aux efforts déployés par le gouvernement.
  5. L'accent était mis sur l'identification des insuffisances et des possibilités de régularisation des mécanismes d'accès et de partage équitable des recettes et des avantages de la gestion forestière, avec un point particulier sur les aspects préjudiciables aux catégories sociales pauvres et vulnérables telles que les minorités, les peuples autochtones et les femmes.

Le Cameroun a entrepris, depuis quelques années, une réforme de sa politique. En effet, face à l’épreuve de la pratique et aux changements institutionnels au niveau national et international, les pouvoirs publics Camerounais ont senti la nécessité d’adapter leurs instruments législatifs et réglementaires aux mutations politiques. Pour Philip Tabi Tako-Eta, Directeur de la Faune au Ministère des Forêts et de la Faune, représentant du Ministre Elvis Ngollé Ngollé à cet atelier, « l’implication du Cameroun pour booster la gouvernance forestière avait commencé par la ratification, le 19 octobre 1994, de la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et son adhésion au protocole de Kyoto le 23 juillet 2002. En 2009, le Cameroun a élaboré et publié sa position officielle de négociations sur le changement climatique. Rendu public en 2007, le premier document national sur le changement climatique énonce une longue liste d’activités relatives au changement climatique et de soutien à la lutte contre ce fléau. En ce moment, la loi forestière et faunique au Cameroun est en pleine relecture non seulement pour l’adapter aux nouvelles exigences mais, aussi et surtout, pour la rendre plus efficace. »

En définitive, s’il est clair que le Cameroun a emprunté le chemin de l’amélioration de la gestion des forêts, il n’en demeure pas moins qu’il est urgent d’identifier les conditions locales d’une mise en œuvre réussie du processus REDD (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation) dans les paysages ruraux  et dans les forêts modèles.

Pour plus d’information, contactez : George AKWA NEBA-Chef de projet Pro Poor REDD-UICN

george.akwahneba@iucn.org 


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