À propos du changement climatique

Le grand défi de notre temps

Depuis 1900, la température moyenne de la planète s’est accrue de 0,74°C. Les activités humaines modifient le climat, surtout les émissions de gaz à effet de serre, en particulier le dioxyde de carbone (CO2), qui réchauffe artificiellement l’atmosphère de la Terre. La combustion de combustibles fossiles en est en grande partie responsable.

Le changement climatique causera de plus en plus de tempêtes, de sécheresses, d’inondations et d’incendies ; il aura des effets très importants sur la production d’aliments, l’approvisionnement en eau et des écosystèmes tels que les forêts et les zones humides. Un autre élément d’inquiétude est la vitesse à laquelle le changement climatique va aggraver les pressions subies par l’environnement, ainsi que l’insécurité alimentaire, les conflits liés à l’accès aux ressources et la perte des moyens d’existence de millions de personnes.

Certaines régions seront plus touchées que d’autres. Le réchauffement climatique devrait être plus important pour les zones terrestres et les latitudes septentrionales élevées. L’Arctique, l’Afrique subsaharienne, les petites îles et les grands deltas des fleuves asiatiques seront particulièrement touchés.

Les populations pauvres et vulnérables des pays en développement, qui sont les moins responsables des émissions, subissent de plein fouet le poids des impacts du changement climatique. Pour aider ces populations à s’adapter, la responsabilité doit être partagée au niveau mondial.

Il existe un large éventail de solutions qui contribueront à lutter contre le changement climatique. Protéger et mieux gérer nos ressources naturelles est une manière efficace et économique de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre pendant que nous opérons la transition vers un monde durable et sobre en carbone dans les décennies à venir. Les ressources naturelles peuvent aussi nous aider à nous adapter aux effets du changement climatique qui se font déjà sentir. Nous ne pouvons pas nous permettre de rater cette possibilité.

 

Faits et chiffres

Selon le GIEC, si le réchauffement de la température moyenne mondiale dépasse 2°C, il aura des effets irréversibles sur l’eau, les écosystèmes, la nourriture, les zones côtières et la santé humaine. Nous avons 50% de probabilité d’éviter une hausse de 2°C si les gaz à effet de serre sont stabilisés à 450 parties par million (ppm) d’équivalent CO2. Des données récentes semblent indiquer un changement encore plus rapide, ce qui affectera de façon très importante, et parfois irréversible, non seulement les populations humaines, mais aussi les espèces et les écosystèmes. Il faut donc commencer à réduire drastiquement les émissions de façon immédiate et les maintenir à un niveau faible pour éviter l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère.
 
  • Le niveau de la mer a augmenté de 20 cm pendant le siècle dernier.
  • Les glaciers, la couverture de neige et les glaces marines sont en déclin.
  • Les vagues de chaleur, les épisodes de sécheresse et de pluies extrêmes, les cyclones tropicaux plus intenses sont plus fréquents. and more intense tropical cyclones
  • La température du globe pourrait augmenter de 6,4°C d’ici la fin du siècle.
  • Jusqu’à 30% des espèces animales et végétales pourraient s’éteindre si la température mondiale augmente entre 1,5 et 2,5°C.
  • Les glaces arctiques pourraient disparaître complètement pendant l’été d’ici la deuxième moitié du siècle.
  • Le rendement agricole dans les zones tropicales pourrait diminuer de façon importante même avec une faible augmentation de la température (1-2°C).
  • Un pays sur six subit des disettes alimentaires chaque année en raison d’épisodes graves de sécheresse qui pourraient devenir semi-permanents en raison du changement climatique.
  • L’ensemble des coûts et des risques liés au changement climatique équivaudront à la perte de 20% du PIB mondial chaque année, tandis que les coûts d’une action immédiate ne dépassent pas 1% du PIB mondial par an.