Zones humides : connaitre leurs services pour mieux les protéger

10 December 2012 | News story
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Dans l’objectif d’améliorer la compréhension des acteurs sur les fonctions des milieux humides et leurs impacts, le programme Afrique Centrale et de l’OUEST de l’UICN a organisé dans le cadre de l’Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l’Environnement (PREMI), une série d’ateliers de formation à l’intention des membres des Comités nationaux RAMSAR , des Conservateurs de Parcs et Réserves et des planificateurs régionaux. Ces formations sur le thème « l’évaluation économique des zones humides pour l’amélioration des politiques en Afrique de l’Ouest », se sont déroulées dans quatre pays (Burkina Faso, Mali, Sénégal et Guinée Bissau), et se sont appuyées sur les résultats des études de cas réalisées respectivement sur la Vallée du Sourou, le Parc National de la Basse Casamance et le Parc Naturel des Mangroves du Fleuve Rio Cacheu. Au terme de ces formations, les participants ont été outillés sur les enjeux environnementaux et les potentialités des zones humides. Dans chaque pays, un plan d’action 2013 – 2017 en vue d’une meilleure gestion de ces écosystèmes a été élaboré.

En Afrique de l’Ouest, les ressources naturelles des zones humides constituent un capital naturel qui génère des flux de biens et services ayant une valeur économique. Cependant les considérations écologiques et économiques ne sont pas assez prises en compte dans l’aménagement et la gestion de ces ressources par les pouvoirs publics. Le projet « Evaluation économique des zones humides pour l’amélioration des politiques en Afrique de l’Ouest » a été mis en place dans le cadre du PREMI, l’Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l’Environnement de l’UICN-PACO, en vue d’améliorer les politiques d’aménagement et de valoriser les zones humides en Afrique de l’Ouest au profit des populations et des écosystèmes naturels. Cette amélioration de politique passe non seulement par la génération des connaissances sur les valeurs économiques des zones humides, mais également par la formation des membres des Comités nationaux Ramsar, des conservateurs et planificateurs sur les fonctions écologiques et les valeurs économiques des zones humides.

Les résultats de quatre études préalablement produites sur la Vallée du Sourou, le Parc National de la Basse Casamance et le Parc Naturel des Mangroves du Fleuve Rio Cacheu dans les pays concernés (Burkina Faso, Mali, Sénégal, Guinée Bissau) ont servi de base aux sessions de formations afin de mieux cerner les fonctions et les services des zones humides. Les formateurs se sont appuyés sur le système d’évaluation basé sur la Valeur Economique Totale. Ci-dessous le résultat de chaque pays.

Au Burkina Faso, les ateliers se sont ténus, respectivement du 24 au 26 juillet 2012 à Koudougou et du 31 juillet au 02 Août 2012 à Kombissiri. Ces deux ateliers ont permis d’identifier les problèmes et les menaces qui pèsent sur les zones humides et les situations souhaitées pour leur gestion durable. Apres la formulation des objectifs prioritaires, les participants ont identifié les actions à entreprendre ainsi que les partenariats à développer pour la mise en œuvre du plan d’action national sur les zones humides.

Un programme similaire a eu lieu au Mali à Sélingué du 11 au 13 octobre 2012 et à Bamako du 17 au 19 octobre 2012. L’atelier de Sélingué a permis de proposer des actions traduisant les situations souhaitées pour une gestion durable des zones humides. Ces résultats préliminaires ont été repris à l’atelier de Bamako en termes d’acquis à renforcer pour l’actualisation du plan d’action national des zones humides.

Le Sénégal et la Guinée Bissau ont connu un retard pour la mise en place du Comité National Ramsar après la ratification de la Convention sur les zones humides. A l’atelier de Dakar qui s’est ténu du 28 au 30 Août 2012 les gestionnaires et planificateurs ont été formés sur l’évaluation des zones humides. C’est lors du second atelier que les participants ont mis en place le Comité National Ramsar et adopté le plan d’action 2013 – 2017. Les formations se poursuivent actuellement en Guinée Bissau.

L’adoption du Plan d’actions quinquennal 2013-2017 dans chacun de ces pays entre en droite ligne de l’application au niveau national et régional des recommandations de la Convention Ramsar sur les zones humides.


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