Les régions ultrapériphériques et les pays et territoires d’outre-mer de l’UE (l’Outre-mer européen), îles minuscules ou vastes étendues de terre, sont dispersés à travers les principales régions du globe, des tropiques aux pôles.

Ces territoires couvrent une surface terrestre de 4,4 millions de km², soit l’équivalent en superficie de l’Europe continentale, et possèdent ensemble la plus vaste Zone Economique Exclusive du monde, avec plus de 15 millions de km².

Ces territoires sont situés :

  • Dans les points chauds de la biodiversité (îles Caraïbes, Madagascar et îles de l’océan Indien, Bassin méditerranéen, Nouvelle-Calédonie, et Micronésie et Polynésie) ;
  • Dans les plus vastes zones de nature sauvage (Plateau des Guyanes) ; et
  • Dans des régions critiques pour les écosystèmes polaires et les réserves halieutiques (Groenland, îles Falkland (Malouines), Terres australes et antarctiques françaises, Géorgie du Sud).

Les territoires d’outre-mer européens abritent plus d’espèces animales et végétales endémiques que toute l’Europe continentale. A elle seule, la Nouvelle-Calédonie abrite environ autant d’espèces endémiques que le continent européen tout entier, et la Guyane française est recouverte d’une superficie de forêt tropicale amazonienne équivalente à celle du Portugal. L’outre-mer européen compte également plus de 20% des récifs coralliens et des lagons du monde.

La biodiversité de ces entités est extrêmement vulnérable aux effets de l’activité humaine comme la destruction des habitats, l’arrivée d’espèces exotiques envahissantes, la surexploitation des ressources naturelles et la pollution. Elles sont également de plus en plus vulnérables aux effets du changement climatique, et partagent ces pressions environnementales avec les autres pays de leur région.