Les ressources hydriques sont l'une des préoccupations majeures de nombreux pays. Dans le débat mondial sur la question de l'eau, la région méditerranéenne occupe une place prépondérante.

Selon le Plan Bleu, huit des douze pays du sud et de l'est du bassin méditerranéen utilisent chaque année plus de 50 % de leurs ressources d'eau renouvelables, dont deux (les territoires Palestiniens et la Libye) les surexploitent déjà.

Le Plan Bleu estime également qu'à l'horizon 2025, dix de ces douze pays consommeront plus de 50 % de leurs ressources d'eau renouvelables, dont huit dépasseront les 100 %. Dans la région méditerranéenne, près de 70 % des ressources en eau sont affectées à l’agriculture, dont les produits sont principalement commercialisés en Europe. En outre, de nombreuses zones humides ont disparu en raison des drainages et des transvasements (65 % en Grèce, 28 % en Tunisie).

Le stress hydrique est la restriction principale à la vie dans la région méditerranéenne. Les prévisions sur l’utilisation de l’eau dans cette région indiquent que la demande actuelle et future est incompatible avec la quantité d’eau disponible.

Des politiques modernes de gestion intégrée de l’eau sont alors essentielles pour assurer la sécurité hydrique et alimentaire dans le bassin méditerranéen. Ceci implique d’économiser et de réutiliser l’eau, de recharger les aquifères, de protéger et restaurer les écosystèmes des forêts, montagnes et zones humides, de contrôler la pollution et de promouvoir des mesures économiques incitatives qui donneront la valeur réelle des ressources hydriques en fonction de leur utilisation (agriculture, industrie, consommation des ménages, etc.).

L’UICN-Med travaille principalement sur la mise en place et la promotion d'évaluations de la biodiversité d'eau douce et de pratiques de gestion dans toute la région méditerranéenne.

Outre la préservation de la biodiversité, cheval de bataille du Centre de Coopération pour la Méditerranée de l'UICN, le Programme de l'UICN 2009-2012 a également comme objectif de promouvoir l'adaptation au changement climatique, l'utilisation d’énergies propres, la préservation et la restauration des écosystèmes, ainsi que le développement de nouvelles législations et politiques adaptées dans l’ensemble du bassin méditerranéen.