Le travail de l’UICN vise à soutenir la restauration et l'entretien de l'intégrité biologique de la mer, qui inclut la composition en espèces, la structure de l’habitat, et le bon fonctionnement de l’écosystème marin de la Méditerranée. Il aborde en particulier:

  • La conservation basée sur l’approche écosystémique
  • La mitigation des impacts sur la biodiversité
  • La résilience sociale des communautés dépendantes des ressources
  • Les zones importantes de biodiversité marine

Ces objectifs traitent de questions concernant la conservation et la gestion d’un large éventail de disciplines, y compris l’écologie, la biogéographie, l’anthropologie, l’économie environnementale et écologique, la législation et l’éthique environnementales.

L’objectif global est la mise en place d’un :

Réseau représentatif et cohérent d’aires marines protégées (AMP) qui représente écologiquement et socialement la Mer Méditerranée et ses populations.

Dans divers traités internationaux, les pays ont reconnu la nécessité d’agrandir les aires marines protégées au sein de leurs juridictions afin de réduire la perte de biodiversité, et s’y sont engagés. La Convention de Barcelone (1976, révisée en 1995) s’est occupée des priorités de conservation en établissant des Aires Spécialement Protégées d’Importance Méditerranéenne (ASPIM). La Communauté Européenne a initié un projet de réseau écologique (Natura 2000) et a étendu cette initiative à des pays extérieurs. La Convention de Berne a lancé le Réseau Émeraude. Lors de la 7ème réunion de la Convention sur la diversité biologique , les parties ont reconnu officiellement les objectifs du Sommet Mondial sur le Développement Durable visant à établir des systèmes régionaux et nationaux d’Aires Marines Protégées (AMP) complets, efficacement gérés et écologiquement représentatifs d’ici à 2012 et se sont engagés à la conservation réelle d’au moins 10 % de chacune des régions écologiques du monde d’ici à 2010. De plus, lors du Congrès mondial sur les aires protégées de l’UICN (2003), les pays ont appelé la communauté internationale à créer des réseaux d’aires protégées qui soient vastes et comprennent des aires intégralement protégées représentant au moins 20 à 30 % de chaque habitat.

Les objectifs de protection complètent souvent un large éventail d’autres objectifs de développement nationaux, qui s’étendent au-delà de la protection environnementale. La sécurité alimentaire, la réduction des effets de la pauvreté, l’amélioration de la gouvernance, l’augmentation de la valeur ajoutée au niveau du commerce international et la croissance économique, sont perçus de plus en plus comme étant compatibles avec les activités environnementales plus traditionnelles de conservation de la biodiversité.

Les objectifs de l’UICN sont abordés à plusieurs niveaux :

Au niveau régional
L’UICN travaille pour le développement d’un réseau d’AMP qui représentent les caractéristiques écologiques (espèces et habitats) et sociales (peuples et traditions) de la mer Méditerranée, qui renforcent les partenariats et les liens avec les scientifiques et les institutions internationales et qui permettent la préparation et la diffusion d’outils utiles parmi les individus et les institutions qui traitent des AMP en Méditerranée. Plus

Au niveau national
Le développement des capacités et le soutien institutionnel de l’UICN visent à mettre en place des mécanismes de gestion des aires marines protégées en offrant les ressources humaines, financières et techniques appropriées. Plus

Au niveau des sites
L’UICN soutient les pays du sud et de l’est de la Méditerranée dans l’évaluation de leur biodiversité marine et dans la planification et la gestion de sites désignés comme AMP tout en prenant en compte leur situation socio-économique. Plus

La conservation marine, pour être efficace, doit être basée sur la volonté de prendre des risques et d’appréhender des problèmes complexes. L’approche de l’UICN est de prendre en compte toute cette complexité et de s’appuyer sur son réseau de compétences au niveau mondial sur les questions biologiques, politiques, sociales et légales. Ces activités sont développées en étroite collaboration avec le Programme marin mondial de l’UICN, la Commission mondiale sur les Aires Marines Protégées, la Commission pour la survie des espèces, le Programme des espèces de la Méditerranée, la Commission pour la gestion des écosystèmes et le Programme secteur privé et biodiversité .