La terre peut-elle répondre à la demande croissante pour ses ressources ?

12 September 2012 | Article

« Notre planète doit d’urgence s’occuper de la pression qui s’exerce sur ses ressources en développant des solutions intégrées qui pourront être transformées en améliorations novatrices et en opportunités économiques, » dit Allard Castelein, Vice-président de Shell Environnement.

Les NU estiment que le monde abritera neuf milliards de personnes en 2050. Deux milliards devraient évoluer de la pauvreté vers la classe moyenne. Actuellement, 50% de la population du globe vivent dans des villes ; en 2050, ce chiffre sera passé à 75%, ce qui équivaut à une nouvelle ville d’1,3 million d’habitants chaque semaine pendant les 40 prochaines années.

Compte tenu de ces changements spectaculaires, en 2030, le monde aura besoin de 30% d’eau en plus, de 40% d’énergie en plus et de 50% de nourriture de plus qu’aujourd’hui.

Lors d’un atelier organisé par Shell au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2012, Castelein et des représentants de Dow Chemical, de l’Earthwatch Institute, de Rio Tinto et de l’UICN ont discuté de l’impact que la croissance et la prospérité de la population mondiale auront sur la demande mondiale en énergie, en eau et en nourriture.

Pour des sociétés énergétiques comme Shell, le « réseau de stress » nourriture-énergie-eau et les défis qu’il représente sont très pertinents. Shell pense que la fourniture et la demande d’énergie ne peuvent pas être considérées isolément. Par exemple, si les biocarburants peuvent être une solution pour réduire les émissions de CO2 dans le secteur des transports, ils peuvent aussi avoir des effets négatifs sur la fourniture de nourriture et d’eau, ainsi que des impacts sociaux et environnementaux, s’ils ne sont pas gérés de façon responsable.

Castelein reconnaît que faire face à ces défis n’est pas l’affaire d’une société, d’une organisation ou d’un gouvernement, mais qu’au contraire chacun a un rôle à jouer et qu’il faut encourager l’innovation et la collaboration entre le public et le privé pour mettre au point des solutions structurelles durables.

Mark Weick, Directeur des programmes de durabilité et de la gestion des risques de l’entreprise chez Dow Chemical, est d’accord avec Castelein pour dire qu’une coopération entre les différents secteurs est nécessaire parce qu’aucun secteur, aucune société ne détient seul la réponse. Avec Dow Chemical, il reconnaît la nécessité de bien comprendre la valeur des écosystèmes et de leurs services pour soutenir les efforts destinés à les restaurer et à les protéger.

Francis Vorhies, collaborateur de Forbes, qui a dirigé l’atelier, l’a clôturé de ces quatre mots : « Faire, apprendre, partager – ensemble. » Sur son blog sur Forbes.com, Vorhies écrit que « Les membres du panel ont reconnu que nous allions devoir accroître la collaboration entre de multiples partenaires afin de découvrir de nouvelles approches qui rendront la prospérité durable. »

« Ce n’est que par une collaboration entre gouvernements, industries et société civile que nous allons pouvoir relever ces défis, » dit Castelein. « Les grosses sociétés peuvent aider à encourager la coopération globale nécessaire entre les secteurs public et privé et les industries. »

Lire tout ce que Vorhies a mis sur son blog concernant l’atelier sur : http://www.forbes.com/sites/francisvorhies/2012/09/09/the-energy-water-food-nexus-the-emerging-challenge-to-sustainable-prosperity/
 


Une vue aérienne d'écosystèmes d'Afrique centrale et occidentale