Pour la promotion de la bonne gouvernance autour des réservoirs de barrages en Afrique de l’Ouest

26 November 2012 | News story

Dans le cadre de la Global Water Initiative (GWI), l’UICN et l’IIED ont publié en 2012 quatre documents synthétiques qui présentent les leçons apprises des expériences autour de six barrages en Afrique de l’Ouest et les mesures politiques et juridiques à prendre pour assurer l’utilisation multiple des réservoirs et un partage équitable des bénéfices à travers un dialogue participatif et durable entre toutes les parties prenantes.

A l’origine, les grands barrages en Afrique de l’Ouest ont été réalisés dans le but d’accroître l’autonomie des pays en électricité et en denrées alimentaires (sucre, riz, poisson, etc.). L’état des lieux (2010) réalisé dans le cadre de la GWI autour de six barrages au Burkina, Mali et Sénégal, indique clairement que malgré les effets positifs induits par la construction de ces ouvrages pour l’économie nationale et certains usagers, des défis sociaux, environnementaux et économiques sont apparus au fil du temps, compromettant l’équité sociale et la viabilité économique locale. Ces défis peuvent être efficacement relevés pour les barrages existants et/ou en projet par des mesures politiques et juridiques conformes aux principes d’utilisation multiple et de partage équitable des bénéfices, basées sur un dialogue impliquant toutes les populations riveraines, leurs élus, les maitrises d’ouvrages, les organisations de la société civile et l’administration.
Ci-dessous le résumé des notes politiques publiées et disponibles en téléchargement:

« Partager les bénéfices des grands barrages » (note régionale)
Ce document synthétique présente une réflexion sur les solutions pour garantir un meilleur partage des bénéfices tirés des barrages en Afrique de l’Ouest. Il met l’accent sur la dissémination de l’information sur les conséquences sociales de ces ouvrages ainsi que le renforcement des capacités des pouvoirs publics et autres autorités pour permettre un développement local durable pour les populations affectées et le passage d’un régime traditionnel d’exploitation des ressources naturelles à une gestion moderne des terres par la codification des droits des populations.

« Relever les défis de l’équité sociale et de la viabilité économique des réservoirs de barrages au Burkina Faso »
Dans cette note de synthèse, la GWI invite les acteurs nationaux et locaux à tirer des enseignements de l’expérience acquise autour des réservoirs existants de la Kompienga, Bagré et Moussoudou au Burkina Faso pour la mise en œuvre des nouveaux projets de barrage. Les résultats des études sur ces trois ouvrages sont utilisés et valorisés à travers des propositions qui recommandent, entre autres, aux planificateurs de mieux gérer le déplacement, la réinstallation et la mise en œuvre du développement local sur le long terme afin d’éviter les différends couteux.

« S’inspirer de l’expérience du passé pour bâtir un développement durable autour des réservoirs de barrage au Mali : cas du barrage de Sélingué »
A partir de l’expérience du barrage de Sélingué, la GWI propose des mesures pour favoriser un développement durable autour des réservoirs au Mali suivant un principe d’équité au profit de toutes les communautés locales affectées.

« Repenser les objectifs pour une meilleure viabilité économique et la promotion de l’équité dans l’utilisation multiple des réservoirs de barrage au Sénégal »
La GWI soutient dans cette note que les défis sociaux et économiques que présentent les barrages comme ceux de Niandouba et du Confluent au Sénégal peuvent être améliorés par l’adaptation et l’application effective de mesures politiques et juridiques conformes aux principes d’utilisation multiples et de partage équitable des bénéfices fondées sur un dialogue impliquant tous les acteurs (l’administration, les usagers, les élus locaux, les maitrises d’ouvrages et les organisations de la société civile).


Une vue aérienne d'écosystèmes d'Afrique centrale et occidentale