LES OBJECTIFS DU PPI…

Les objectifs généraux du PPI restent globalement les mêmes que lors des deux phases précédentes :

1/ Soutenir, à travers l’octroi d’une subvention d’un montant maximum de 50.000 euros, la mise en œuvre de projets de protection d’une biodiversité rare ou menacée ou de lutte contre les changements climatiques, les projets en question étant mis en œuvre par des acteurs de la société civile d’Afrique de l’Ouest et Centrale et de Madagascar. 27 pays sont actuellement éligibles au PPI.

2/ Renforcer les capacités des organisations de la société civile partenaires en matière de montage, gestion et suivi de projets ainsi que sur des aspects techniques associés aux spécificités des différents projets.

3/ Mettre en œuvre des activités permettant de renforcer la capacité globale d’influence des organisations de la société civile sur les choix environnementaux des pays dans lesquels leurs projets sont mis en œuvre.

4/ Partager et diffuser les expériences et bonnes pratiques entre les différentes organisations de la société civile africaine concernées sur ces questions de conservation de l’environnement

Le premier aspect (sélection et suivi des projets) est géré par le Comité Français de l’UICN (CF-UICN), depuis Paris. Les 3 suivants (renforcement des capacités) sont mis en œuvre directement par l’UICN-PAPACO dans les deux sous régions, l'Afrique de l’Ouest et l' Afrique Centrale.

LES RESULTATS A L’ISSUE DES DEUX PREMIERES PHASES DE PPI…

… Sur le terrain….

Au cours des deux premières phases du PPI de 2005 à 2011, 102 projets ont été mis en œuvre dans pas moins de 25 pays différents. Le montant total de subvention alloué par le FFEM à ces 102 projets avoisinait les 4 millions d’euros, pour une subvention moyenne d’environ 35.000 euros sur deux ans par projet.

Sur le terrain, les acquis sont nombreux. Certains projets sont parfois des échecs, le cacher n’aurait pas de sens, mais globalement la plupart des projets sont des réussites permettant de tester des approches concrètes et innovantes en matière de :

- Conservation de la biodiversité en périphérie d’Aires Protégées ;
- Appui au développement d’Aires Protégées Communautaires ;
- Protection d’espèces menacées ;
- Sensibilisation et éducation environnementale ;
- Valorisation économique de l’environnement (notamment via l’écotourisme) au profit des communautés locales ;
- Gestion des déchets urbains en lien avec les émissions de CO2 évitées ;

… En matière de renforcement de capacités et de capacités d’influence…

Le premier forum des ONG environnementales organisé dans le cadre du PPI s’est déroulé en juin 2010 à Ouagadougou (Burkina-Faso).

Organisé par le PAPACO, ce forum de cinq jours a permis de réunir une quarantaine de gestionnaires d’ONG et associations. Locales. D’autres structures appuyant la société civile active sur des questions environnementales en Afrique de l’Ouest telles que la FIBA et l’UICN-NL, étaient partenaires et ont contribué à cet événement. Ce cadre de travail a permis aux différents acteurs de la société civile présents ainsi qu'à leurs partenaires institutionnels et financiers, d’échanger sur leur travail respectif et sur les différentes approches développées, sur les facteurs d’échecs et de succès des différents projets ainsi que sur les politiques publiques de conservation en place dans leurs pays respectifs.

LES PERSPECTIVES DE LA TROISIEME PHASE…

Au cours de la période 2011-2013, une quarantaine de nouveaux projets seront appuyés dans les 27 pays toujours concernés par cette troisième phase (le Mozambique a été retiré de la liste des pays éligibles suite à l’évaluation du PPI menée au printemps 2011).

Près de 60 % de ces projets (soit 24 projets au minimum) seront mis en œuvre dans un des pays dits prioritaires au cours de cette troisième phase.

Les 5 pays prioritaires sont :

- Pour l’Afrique de l’Ouest (AO) : Le Burkina-Faso, le Ghana et le Togo ;
- Pour l’Afrique Centrale (AC) : Le Cameroun et la RDC.

LES BENEFICIAIRES DE LA TROISIEME PHASE….

Comme expliqué, l’appui du PPI vise directement la société civile active en matière de conservation de l'environnement.

Les ONG locales restent au cours de cette troisième phase les bénéficiaires prioritaires du programme. Les associations professionnelles, associations de femmes, de jeunes et leurs fédérations peuvent également recevoir une subvention dans la mesure où elles ont un statut juridique reconnu.

De manière dérogatoire, et en cas d’enjeu environnemental fort et démontré, un certain nombre de projets pourra être porté par des ONG internationales sous réserve que soit également largement démontré le renforcement des capacités d’une OSC locale pouvant prendre le relais sur le projet à l’issue du financement PPI.

Contrairement à la phase précédente clôturée en 2011, les entreprises et collectivités locales ne sont désormais plus éligibles à un financement PPI et le Mozambique sort de la liste des pays éligibles sur cette phase III.

LE MONTAGE INSTITUTIONNEL DE CETTE TROISIEME PHASE…

Des modifications substantielles ont eu lieu à ce niveau entre la seconde et la troisième phase du PPI :

- Le CF-UICN est toujours en charge de la sélection et du suivi des projets PPI qui s’effectue depuis Paris.

- L’UICN PAPACO, à travers deux Chargés de Programme dont un basé à Yaoundé et un à Ouagadougou, travaille spécifiquement sur la composante de renforcement des capacités du PPI.3.

- Le FFEM, tout comme lors des deux premières phases de PPI, est le bailleur du programme, les projets mis en œuvre par les ONG étant néanmoins cofinancés par d’autres sources de financement.

- Un Comité de Sélection du PPI se réunit régulièrement afin de sélectionner les projets présentés par le CF-UICN. Ce comité regroupe les représentants d’ONG françaises (et plus généralement d’ONG internationales) et de fondations finançant également des projets de conservation.

PPI ET PAPACO : QUELLE RELATION...

Le PAPACO est impliqué sur la mise en œuvre du PPI depuis le début de la seconde phase du Programme (2009-2011).

L’évaluation de cette seconde phase de PPI ayant confirmé l’intérêt de cette démarche de décentralisation d’une partie des activités, il a été décidé de continuer en ce sens au cours du PPI.3.

Deux Chargés de Programmes PPI.3 sont donc désormais en charge de mettre en œuvre des activités de renforcement de capacités, dans les 5 pays prioritaires (Cf ci-dessus). L’objectif est ici d’accompagner les différents structures bénéficiaires d’un financement PPI et ce aussi bien en amont à la mise en œuvre des différents projets que durant celle-ci.

Cet appui prendra des formes diverses (allant de l’échange mail régulier aux missions de terrain) et est complété par des ateliers de formation théoriques sur des questions de montage, gestion et suivi de projets ainsi que sur des aspects plus techniques et spécifiques aux différents projets et contextes d’intervention.

Comme dit précédemment, un volet de mise en réseau des différents partenaires et acteurs est désormais développé. Le PAPACO sera ainsi en charge d’organiser au cours de cette troisième phase un ensemble de rencontres nationales et régionales permettant aux différents porteurs de projets PPI de contribuer concrètement au débat concernant la conservation de l’environnement dans leurs régions tout en réfléchissant aux voies et moyens permettant de faire évoluer les politiques publiques sur ces questions.

Enfin, un des objectifs de cette troisième phase de programme sera également de contribuer à la valorisation de l’expertise locale et ce sur l’ensemble des thématiques citées plus haut.

Sur cet aspect, si vous avez des compétences et une expérience vous permettant de prétendre pouvoir mener à bien des formations diverses et plus généralement des activités de renforcement de capacités de la société civile active en matière de conservation, n’hésitez pas à transmettre votre CV à l'un des deux chargés de Programme PPI.3-PAPACO dont les adresses mails sont citées ci-dessous.

COMMENT POSTULER AU PPI ?

Durant cette troisième phase de programme, l’appel à projets est désormais ouvert en continu et les fiches envoyées au CF-UICN (ppi@uicn.fr) seront analysées en continu, tout au long de l’année. A l’issue de cette 1ère étape, les porteurs dont les projets ont retenu l’attention de l’équipe d’évaluateurs auront à compléter un dossier complet de demande de subvention qui sera ensuite analysé en Comité de Sélection.

Les organisations basées dans un des cinq pays prioritaires de cette troisième phase (Cameroun, RDC, Ghana, Togo, Burkina) se verront également offrir un accompagnement dès cette étape, en amont à la sélection finale du projet et à la mise en œuvre des activités sur le terrain.

Les fiches ainsi que le règlement de concours sont téléchargeables sur le site du FFEM.

Le dernier appel à projets de la troisième phase du PPI (2011-2013) est désormais clos et aucune nouvelle demande de financement ne pourra être prise en compte avant l’annonce du prochain appel à projets.

Les dates des prochains concours seront indiquées ultérieurement, notamment sur le site du FFEM.