Période : 2007-2011

 Contexte :

La Stratégie régionale pour les Aires Marines Protégées (AMP) en Afrique de l’Ouest constitue l’un des principaux piliers de la démarche soutenue par l’UICN et les autres organisations initiatrices du PRCM. Sa mise en œuvre est l’une des priorités du programme, et a permis entre autres d’obtenir la reconnaissance officielle du Réseau Régional des Aires Marines Protégées – RAMPAO.

En application des recommandations de la stratégie régionale AMP et de celles formulées dans les Fora internationales (WCC, IMPAC, etc.), le projet GP Sirènes cherche à promouvoir les principes et les outils de la gestion participative et de la gouvernance partagée des aires protégées et des ressources naturelles.

 Descriptif du projet :

Objectifs :

Ce projet est conduit en valorisant des expertises de la CEESP et de la WCPA, et en cherchant, en retour, à capitaliser les expériences ouest africaines. Il vise la participation effective des acteurs institutionnels, de la société civile et des représentants des communautés locales à la gouvernance et la gestion des AMP et des sites naturels transfrontaliers, afin d’améliorer les conditions de la conservation des patrimoines naturels et culturels littoraux des pays du PRCM.

Il a permis la constitution d’un réseau de sites et de personnes à l’échelle de la sous-région, engagés par la conviction de la nécessité de favoriser une culture du partage, de la concertation et du respect des droits légaux et légitimes des communautés de base dans les initiatives de conservation. La promotion de démarches nouvelles telles que la reconnaissance officielle des aires du patrimoine autochtone et communautaires – APACs, telle qu’inscrite dans le PoWPA de la CBD, trouve un relais dans l’action du projet.

Des compétences existent aujourd’hui dans la sous-région, permettant l’organisation d’analyses de situation, d’évaluation des systèmes de gouvernance, la formation du staff de terrain aux techniques d’animation et de renforcement des dynamiques de participation dans les aires marines protégées.

 GP Sirènes cherche par ailleurs à atténuer les différences existant entre les pays de la sous-région sur les modes de gestion des sites naturels et des ressources de la biodiversité, en valorisant les pratiques culturelles et les usages partagés par les communautés parentes établies de part et d’autres des frontières. Le rapprochement entre les AMP existantes, la compréhension des modes de gestion et la documentation des échanges favorise la mise en place de concertations étroites, et l’identification de directions de travail qui feront l’objet d’une prochaine phase.

Principaux résultats attendus :

R1. Les actions de formation entreprises et la production d’outils didactiques adaptés permettent à la sous-région de disposer d’une capacité d’expertise et de formation en gestion participative des aires protégées, des sites et des ressources naturelles.

R2. Les principes et les outils de la gestion participative des AMP sont connus et mis en application par les différents acteurs régionaux, nationaux et locaux concernés, conformément aux recommandations de la Stratégie régionale pour les aires marines protégées.

R3. Les processus de gestion concertée des sites naturels transfrontaliers sont dynamisés grâce à un accès à des expertises et des outils favorisant la prise en compte des différentes catégories d’acteurs concernées et de leurs intérêts.

 Principaux résultats obtenus :

R1. Dans cette perspective, une documentation spécialisée est élaborée (un guide pratique adapté au contexte ouest africain sera édité en 2010), la formation de formateurs a permis la création d’une task force régionale.

R2. Des fonds d’appui permettent aux AMP de la région d’avoir recours à des expertises de haut niveau pour l’actualisation des aspects « gouvernance et participation » leurs plans de gestion et la capitalisation des expériences réussies de la région.

R3. Cette partie du projet s’est concentrée sur le renforcement de la gouvernance de la Réserve de biosphère transfrontalière du bas delta du fleuve Sénégal, partagée entre Mauritanie et Sénégal, le rapprochement des parcs nationaux du Saloum au Sénégal et du Niumi en Gambie incluant l’instruction d’un dossier de classement en réserve de biosphère transfrontalière, ainsi que l’appui aux processus de collaboration transfrontalière entre la Guinée Bissau et ses deux voisins, le Sénégal et la Guinée.

 Modalités d’intervention et partenariats :

MACO maitre d’œuvre, financements PRCM