IUCN - Panel sur la gouvernance des aires protégées au Sénégal

Panel sur la gouvernance des aires protégées au Sénégal

14 September 2012 | News story
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Le panel portant sur une nouvelle vision des aires protégées s’est tenu le Mardi 11 septembre, lors d’un « Café de connaissance » organisé dans le cadre du Congrès Mondial de la Nature à Jeju. Quatre panelistes ont partagé avec les participants les expériences dans la gouvernance et la gestion des aires protégées.

 Le premier exposé a été présenté par M. Amadou Matar DIOUF de l’UICN Sénégal. Il a porté sur la stratégie nationale de gestion des aires protégées au Sénégal qui a abouti a un consensus national sur le reclassement de toutes les AP sur les différentes catégories d’AP de l’UICN ; la mise en place d’une base de données sur les AP ; et l’identification de 3 domaines stratégiques pour une gouvernance des AP :
Le Colonel Souleye Ndiaye, Directeur des parcs nationaux du Sénégal a quant à lui insisté sur les 3 types de gestion des AP en cours dans le pays à savoir

  • La gestion dite classique où l’Etat par ses agents assure la surveillance et l’aménagement des AP (parc national du Niokolokoba);
  • La gestion participative où l’Etat implique les populations riveraines dans la gestion (parc national du Djoudj) ;
  • La gestion par le privé où l’Etat par une concession délègue la gestion de l’AP à un opérateur privé (réserves de Bandia et Fathala).

Pour chacun de ces types de gestion le Cl Ndiaye a identifié les succés et les limites avant de conclure sur l’ouverture de l’administration des AP du Sénégal à s’engager avec les partenaires pour mettre en place un systéme de gouvernance partagé.
Mme Grazia Borrini, le 3éme intervenant, a insisté sur le cas de l’aire du patrimoine communautaire en Casamance et qui a remporté le prix du PRCM et le prix Equateur. Cette initiative qui est partie d’un accord de gestion entre les populatons locales et la collectivité locale a permis en quelques années une remontée biologique qui a accru fortement la productivité des pêcheries de ce belong.
Mme Charlotte Karibuhoye de la FIBA a fait l’historique des AMP au Sénégal et a insisté sur le cadre institutionnel de la gestion de ces sites qui rencontre beaucoup de difficultés dans leur tutelle entre les ministères chargés de la pêche et celui de l’environnement. Elle a ensuite procédé à une analyse comparative de la gestion des AMP entre le Sénégal, le Cap Vert et la Guinée Bissau.
Un riche débat engagé par plus de vingt participants a permis à la suite des exposés de dégager les constats et recommandations suivants :
Une évolution dans la gestion des AP a été notée avec une forte demande des populations pour une plus grande participation ;
Une réactualisation des plans de gestion des AP pour leur permettre de s’adapter à la nouvelle dynamique de la gouvernance partagée ;
Accompagner la nouvelle vision de la gouvernance des AP par un diagnostic institutionnel pour permettre aux structures de gestion de s’y adapter ;
S’ouvrir d’avantage à la gestion des AP par le privé qui par son efficacité a enregistré de grands résultats dans la conservation des écosystèmes et la remontée biologique.

Pour plus d'information, vous pouvez contacter matar.diouf@iucn.org


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