Tirer les leçons du tsunami: le Japon prévoit un nouveau parc national

08 September 2012 | Audio
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Que vienne 2013 et le Gouvernement japonais va créer un nouveau parc national le long des zones gravement touchées par le tsunami de 2011 ; une démarche audacieuse pour investir dans des barrières naturelles contre les risques naturels du futur. Ceci, parmi d’autres, est une des leçons et des étapes que le Gouvernement du Japon et ses partenaires partagent au Congrès mondial de la nature de l’UICN 2012. 

Bien que l’on ne connaisse pas, à ce stade, la superficie totale du nouveau Parc National de Sanriku Fukku (reconstruction), Keisuke Takahashi, Directeur adjoint de la Division des Parcs nationaux au Ministère japonais de l’Environnement, dit que le parc va englober quelques autres parcs naturels existants, comme le Parc Naturel de Rikuchu Kaigan.

« La nature peut accorder de nombreuses bénédictions, mais elle peut aussi nous menacer, » dit Takahashi lors d’une séance de partage de leçons lors du Congrès mondial de la nature le l’UICN 2012, à Jeju, en Corée. « Pour nous préparer à de nouvelles catastrophes, nous devons accorder plus d’attention à la nature et à ses propres capacités de se rétablir. »

Culturellement, les Japonais sont étroitement connectés à la nature, et ce nouveau parc va leur donner une occasion de ranimer leur sentiment de fierté dans leur nature et sa conservation, tout en ouvrant des portes pour l’emploi, dans le domaine de l’écotourisme et de l’éducation.

Un autre pas novateur pour la nature est proposé et encouragé au Congrès par Masanori Kobayashi, Professeur associé à l’Université nationale de Yokohama, au Japon, c’est l’Initiative Digue verte. C’est une initiative de reforestation couplée à l’élimination de déchets.

Essentiellement, la digue est un remblai de terre d’environ 5m de profondeur, qui couvre des débris, avec des arbres (de préférence des espèces sempervirentes) plantées au sommet. C’est une approche différente de la digue grise, qui utilise du béton au lieu de terre. Koyabashi croit que la digue verte va aider à réduire l’immense problème des débris laissés par le tsunami.

L’initiative a plusieurs avantages, dont une réduction des gaz à effet de serre, et les premiers essais ont été concluants.

« La digue verte est peu coûteuse et elle peut assurer une certaine protection contre les tsunamis, » ajoute Kobayashi.

Mais l’idée est encore très nouvelle pour la plupart des populations locales, et de nombreuses opinions différentes viennent au jour. Mais Kobayashi est optimiste : pour lui, des solutions participatives, fondées sur la nature, comme celle-ci pourraient servir de modèles pour toute reconstruction.

Les solutions basées sur la nature pour les changements climatiques sont un des thèmes des discussions au Congrès mondial de la nature de l’UICN.

Voir le programme complet des événements sur : http://events.iucn.org/wcc2012/official_programme

 


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