Biodiversité dans les magasins pour démunis en Suisse

27 August 2013 | News story

Par un système de collecte et d’organisation efficient, des aliments de qualité représentant également l’agro-biodiversité dans notre assiette sont vendus dans des magasins spécialisés pour les plus pauvres en Suisse.

 Que faire avec les invendus du commerce de détail ? Comment les plus démunis peuvent-ils s’alimenter à un prix abordable et contribuer par leur achat à la biodiversité mondiale ? Dans une initiative « food waste », il a été établi qu’un tiers des aliments sont jetés en Suisse car invendus. De plus, l’organisation d’entraide Caritas bénéficie de dons en nature pour l’alimentation des plus démunis. Une enquête a montré que près de 200 clients par jour fréquentent le magasin Caritas de Berne en Suisse. Les clients y ont été sensibilisés à la consommation de produits frais de saison par une campagne nationale. Sachant que les produits bio représentent de 6 à 9% du chiffre d’affaires des grands détaillants Coop et Migros et que de nombreux produits de base du commerce de détail en Suisse sont de nature biologique sans être certifiés comme tels, une bonne part des achats des populations démunies achète délibérément des produits contribuant à la biodiversité mondiale. La Suisse en effet a signé le protocole de Nagoya et applique une politique agricole qui comporte de nombreuses mesures soutenant la biodiversité, par exemple en ce qui concerne les zones de compensation écologique sur les fermes, les programmes spécifiques concernant la protection des eaux ainsi que les programmes de garde animaliers. C’est surtout dans l’assortiment des produits « non food » en fait que l’empreinte de biodiversité est la plus visible avec des produits cosmétiques et de nettoyage en majorité naturels ou avec un label comme issus de matières premières renouvelables. Il y a probablement une chance sur trois que le produit acheté chez Caritas soit élaboré et mis sur le marché en accord avec les dispositions internationales de la biodiversité. Certes, il y a encore du chemin à faire dans le domaine de la certification et le système de collecte des produits en bout de chaîne ne peut pas toujours être couvert par une vente à très bas prix mais il est certain que l’offre est indispensable à des personnes souvent détresse, qui ont des budgets très limités.

Contact: CEC member Nadine Speich Nadine.Spech@bluewin.chFranziska Herren f.herren@caritas-bern.ch