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Signature de l’accord marquant la création du Comité Transfrontalier de Gestion des ressources en Eau du sous bassin du Nakanbé (CTGEN) entre le Ghana et le Burkina Faso

Coopération Transfrontalière Ghana-Burkina Faso

Création du Comité transfrontalier Ghana/ Burkina pour la gestion des eaux de la Volta

La gouvernance des ressources partagées de la Volta va en se renforçant. Le 20 juin 2008 a eu lieu à Ouagadougou, au Burkina Faso la signature de l’accord marquant la création du Comité Transfrontalier de Gestion des ressources en Eau du sous bassin du Nakanbé (CTGEN) entre le Ghana et le Burkina Faso. Les parties signataires étaient représentées par Hon. Allhasan Samari Ministre Régional du Upper-East au Ghana et M. Siméon Sawadogo, Gouverneur du Centre-Est au Burkina Faso.

Ce Comité transfrontalier est chargé de promouvoir la concertation et l’engagement des acteurs de l’eau du sous-bassin et de renforcer leurs capacités. Il vient compléter le dispositif de gouvernance déjà mis en place par l’UICN et qui permet de réunir les parties prenantes pour une gestion concertée de l’eau et des autres ressources naturelles du fleuve.

Le Projet pour l’Amélioration de la Gouvernance de l’Eau dans le bassin de la Volta (PAGEV) de l’UICN a contribué à mettre en place divers fora (forum pays, forum conjoint, et, maintenant le comité transfrontalier) en vue de  renforcer l’efficacité de ses actions dans le sous bassin du Nakanbé. Le renforcement des mécanismes institutionnels conjoints de gestion est une composante majeure du PAGEV.

Le nouvel accord vient donner corps à la stratégie de gestion conjointe élaborée par les structures administratives techniques et les communautés cibles des deux pays. Elle résulte d’un processus de collaboration entre, d’une part, les structures administratives et techniques régionales avec l’Agence de l’Eau du Nakanbé (AEN) au Burkina Faso ; et, d’autre part, avec la White Volta Basin Board (WVBB) au Ghana.

La création du Comité vient renforcer la coopération et les relations entre les deux pays et leurs populations frontalières respectives.

Le Ministre Régional, Hon. Allhasan Samari a affirmé que la Volta est reconnue comme un instrument vital de coopération, d’intégration régionale et de développement. C’est pourquoi il espére que le nouvel accord va permettre de réaliser des progrès majeurs vers la stimulation de la paix entre les deux pays, la réduction de la pauvreté, l'amélioration de la santé humaine et des écosystèmes par des pratiques transfrontalières durables.

Pour M. Siméon Sawadogo, Gouverneur du Centre-Est, cette signature est le feu vert qu’attendaient les services techniques pour aller plus en avant dans leur travail. C’est ainsi qu’il leur a demandé de s’investir immédiatement dans l’application des dispositions des statuts et règlements intérieurs dudit Comité.

Le bassin de la Volta couvre une superficie estimée à 400 000 Km2 allant de la zone côtière à la zone semi aride des savanes et constitue le neuvième plus grand bassin fluvial en Afrique sub-saharienne. Il abrite près de 19 millions de personnes qui dépendent directement ou indirectement de ses ressources.

images de la rencontre

Cinquième réunion du Comité Technique Conjoint Ghana-Burkina Faso -GIRE

La bonne collaboration entre les structures techniques des deux Etats saluée.

Ouagadougou, 29 septembre 2008 (UICN) – Le 24 septembre 2008, Le Comité Technique Conjoint  Ghana-Burkina Faso sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (CTC-GIRE) a tenu sa cinquième session le 24 septembre 2008 à Ouagadougou, sous la coprésidence du Secrétaire Exécutif par intérim de Water Resources Commission (WRC) du Ghana, M. Ben AMPOMAH et du Directeur Général des Ressources en Eau (DGRE) du Burkina Faso, M. Francis BOUGAIRE.

Le CTC-GIRE est une instance technique existant entre les Etats du Ghana et du Burkina Faso et qui réunit toutes les structures nationales en relation avec la conservation, la gestion et l’exploitation des ressources en eau. C’est un cadre de travail et de collaboration visant à arrêter les meilleures stratégies et à créer la bonne entente entre les deux Etats.

Selon le mot de monsieur Faustin Ouattara, conseiller technique du Ministre de l’Agriculture et des Ressources Halieutiques, le CTC-GIRE représente « la jonction des efforts dans une coopération permanente et fraternelle pour trouver, dans toutes les situations, les solutions appropriées, consensuelles et équitables pour tous»

Cette 5ème réunion a été l’occasion d’examiner de nombreux points relatifs à la Gestion Intégrée des Ressources en Eau partagées et qui ont porté notamment sur : le bilan des activités, l’examen et l’adoption du programme 2009 et la situation hydrologique sur le bassin.

Les participants ont pu apprécier le déroulement normal des activités programmées et salué la bonne collaboration entre les structures techniques des deux pays. En exemple, la gestion concertée des grandes crues d’eau entre les deux sociétés nationales d’électricité la Sonabel (Société Nationale Burkinabé d’Electricité) et la VRA (Volta River Authority) à travers l’anticipation et la bonne circulation de l’information sur l’ouverture des vannes du barrage de Bagré , a permis d’éviter les inondations cette année.

Ils ont ensuite recommandé la mise en place et le renforcement d’un bon réseau de stations hydrographiques et l’organisation d’une grande réunion avec les médias afin d’informer au maximum les populations sur la législation en matière d’occupation des terres inondables.

forum communautés ghana

Plan d'action 2009

Les communautés du Ghana planifient leurs activités pour 2009

Zébilla, Ghana, 25 juillet 2008 (UICN) – A la suite de leurs homologues du Burkina Faso, les communautés pilotes du Projet d’Amélioration de la Gouvernance de l’Eau dans le bassin de la Volta au Ghana, se sont réunies, le 25 juillet 2008 dans le cadre de la 5ème session du forum-pays du  Ghana pour élaborer leur plan stratégique 2009.

Malgré le retard accusé à cause des conflits communautaires existants dans la région, la tenue de cette session a permis aux représentants des communautés de Sakom, Sapeliga, mognoré et Kugrasia dans les districts de Bawku West, Bawku Municipality et Garu Tempane au Ghana, ainsi qu’aux autorités régionales et départementales, les services techniques déconcentrés, les ONG, et la société civile, d’aborder les différentes questions relatives à  la mise en œuvre des activités du PAGEV et de jeter les grandes lignes des actions à mener pour l’année 2009.

Au cours de cet exercice qui a permis de proposer des activités dans les différents domaines de l’information & la sensibilisation ; le renforcement des capacités ; la protection des berges ; les mesures d’accompagnement et le suivi-évaluation, les participants ont aussi donné un aperçu de l’importance des actions en cours et des problèmes réels auxquels ils sont confrontés dans la gestion de l’eau.

En exemple, les autorités locales ont relevé un cas de pollution de l’eau dans le Nazinon (Volta Rouge) suite aux rejets d’exploitation de la mine d’or de Youga dans le département de Zabré au Burkina Faso et informé que des démarches sont en cours pour y remédier.

Les participants ont été informés de la mise en route officielle du Comité Transfrontalier  par la signature le 20 juin dernier à Ouagadougou de l’accord de création par le Ministre Régional de Upper-East M. Alhassan Samari et le Gouverneur de la région du Centre-Est au Burkina Faso M. Siméon Sawadogo

C’était aussi l’occasion pour les experts du PAGEV de livrer les résultats des prélèvements effectués par le Ghana et le Burkina Faso pour déterminer la qualité des eaux souterraines et de surface de la zone pilote.

L’exposé a indiqué que les paramètres physico-chimiques des différentes sources d’eau dans la zone pilote du PAGEV étaient dans les limites des prescriptions de l’OMS mais que les paramètres bactériologiques sont largement au delà. Il a été donc conseillé aux communautés de faire bouillir l'eau des puits avant usage.

Enfin, l'analyse de pesticides conduite sur les périmètres d’irrigation du barrage de Bagré permet de conclure qu'il n'y avait aucune pollution significative venant du Burkina Faso vers le  Ghana.

Atelier de restitution et de validation des résultats des analyses des prélèvements effectuées dans divers sites du bassin de la Volta.

Analyse de la qualité de l'eau dans le Bassin de la Volta:

Les laboratoires BURKINABE et GHANEENS mettent en commun leurs résultats.

Les laboratoires d’analyse de l’eau du Ghana et du Burkina Faso, se sont retrouvés pour mettre en commun les résultats des analyses des prélèvements effectuées dans des sites du bassin de la volta. C’était au cours d’un atelier de restitution et de validation tenu à Tamalé le 10 juillet 2008.

 Cet atelier fait suite à la sortie conjointe de deux équipes de laborantins de la section qualité des eaux (SQE) de la DGRE du Burkina Faso et de la Water Resources Institute (WRI) du  Ghana qui ont procédé à des prélèvements d'échantillons d'eau dans la zone pilote en vue de leur analyse.
L’objectif de cette étude vise à:
-  déterminer la qualité des eaux de puits et des sites du sous- bassin du Nakanbé
-  produire des informations adéquates et fiables  de la qualité de l'eau pour soutenir la gestion du bassin
-   favoriser le partage d'information sur le suivi conjoint de la qualité de l'eau
-  jeter les bases d'une harmonisation de l'analyse de la qualité des eaux dans les deux pays
-  établir une base de données pour le suivi environnemental conjoint dans le bassin
Au cours de leurs exposés et échanges les participants ont constaté la concordance de leurs résultats  en général et la convergence de vues. Ainsi, les résultats permettent de constater que les paramètres physico-chimiques des eaux sont dans les limites des prescriptions de l’OMS  tandis que les paramètres bactériologiques sont largement au-delà, signes d’une pollution essentiellement humaine et d’ordre fécal.
En outre, l'analyse de pesticides effectuée sur le périmètre d’irrigation du barrage de Bagré indique qu'il n'y avait aucune pollution significative venant du Burkina Faso vers le  Ghana.

Au regard de ces résultats, des recommandations visant à préserver la santé des populations et à consolider l’initiative de l’UICN ont été faites:

Sur les mesures de préservation de la santé des populations :
- Le renforcement de comités d’eau et d’assainissement dans les communautés afin de sensibiliser sur la préservation de  l’eau, l’assainissement, l’hygiène, etc.
-  Le traitement et  l’équipement  de certains puits en pompes manuelles afin de minimiser les risques de contaminations
- l’élaboration d’un programme de suivi de la qualité de l’eau par l’identification de tous les sites potentiels de pollution, le suivi du contrôle régulier des puits et du lit du cours d’eau durant toute l’année

Sur la collaboration entre laboratoires :
-  L’accord sur un format commun de présentation des résultats de l’analyse de la qualité de l’eau ainsi que sur les modalités de partage d’informations, notamment le renforcement des capacités dans l’élaboration des indices de la qualité de l’eau  (WQI)  et les échanges d’experts.
- L’accroissement des paramètres d’analyse pour inclure la turbidité, les solides en suspension, le calcium, le magnésium, les pesticides dans les sédiments, l’indice de permanganate et la demande en oxygène chimique.
-  La mise en place d’un programme d’échanges d’échantillons et de visites entre les 2 laboratoires afin de rapprocher ou d’uniformiser les techniques de contrôle et crédibiliser davantage les résultats.
Invité à titre d’observateur, l’Institut International de l’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE), à souhaité épauler les travaux des différents laboratoires dans un premier temps par la participation à la définition des paramètres pertinents de la qualité de l’eau adaptés au contexte et ; ensuite par la l’élaboration de programmes conjoints  de recherche, l’élaboration d’une stratégie de suivi de la qualité de l’eau en vue de la mise en place d’un observatoire de l’eau de la Volta.
Pour terminer, les participants ont souhaité que le renforcement de la coopération entre les deux pays puisse favoriser des publications scientifiques conjointes des deux laboratoires.