Partenariats existants ;

Programme Régional de conservation de la zone Côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM)

Le PRCM est une initiative conjointe de quatre organisations internationales et d’une organisation intergouvernementale (UICN, WWF, FIBA, Wetlands International, et Commission Sous Régionale des Pêches), appuyée par des ailleurs publics et privés. Ses activités s’étendent sur sept pays (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée, Sierra Leone et Cap vert). Cette initiative a bénéficié d’un fort soutien politique pour le lancement de sa première phase en 2004, arrivée à terme en 2007.. La phase 2 en cours de mise en œuvre comprend 5 axes stratégiques (Renforcement des capacités des acteurs, Plaidoyer et influence des politiques, Promotion de la bonne gouvernance, Recherche et développement des connaissances, Education et communication environnementales) et trois composantes (Conservation de la biodiversité, Gestion durable des Pêches, Appui aux Processus de Gestion Intégrée). Les ressources financières du PRCM sont regroupées dans un Basket Fund multi-bailleurs et l’administration financière est confiée à l’UICN PACO. La coordination technique étant assurée par une Unité de Coordination placée sous la responsabilité de l’UICN.

 

Réseau d’Aires Marine Protégées en Afrique de l’Ouest (RAMPAO) :

 

La Stratégie régionale pour les AMP en Afrique de l’Ouest a été préparée en 2002 à la suite d’une première rencontre technique régionale tenue à Nouakchott en 2002. La Déclaration de politique générale appuyant la mise en œuvre de la stratégie  a été signée par 10 ministres de 6 pays en 2003, et la création officielle du Réseau Régional d’Aires Marines Protégées en Afrique de l’Ouest – RAMPAO en 2007 et la reconnaissance officielle du réseau par 13 ministres en charge de l’environnement, des aires protégées et des pêches des 7 du PRCM pays en 2008. Le RAMPAO est un réseau bio-géographique (19 des 25 AMP officiellement reconnues) mais aussi un réseau social et institutionnel. Il permet vde définir des objectifs communs pour la collaboration scientifique et technique et le renforcement des capacités, permettant notamment d’importantes économies d’échelles pour la formation des acteurs et la mise en place d’outils de gouvernance et de gestion. Les principales contraintes qui demeurent sont les suivantes : certains habitats critiques pas encore inclus dans le réseau (coraux, monts sous-marins, zone marine/haute mer y compris zones des upwelling…), il existe des besoins importants de renforcement de la recherche pour guider la gestion des AMP, certains cadres législatifs relatifs aux AMP dans les pays ne permettent pas la reconnaissance de la participation des acteurs non institutionnels, ne sont pas encore harmonisés à l’échelle sous-régionale, et le réseau dépend beaucoup trop de financements externes ce qui limitent sa durabilité financière et institutionnelle).

 

Commission Mondiale de l’UICN sur les Aires Protégées - section marine:

 

Elle fait partie de la Commission Mondiale pour les Aires Protégées (CMAP/WCPA) et travaille en partenariat avec le Programme Global pour les Aires Protégées de l'UICN ainsi que le Programme Global Marin de l'UICN. Sa mission est de « Promouvoir la mise en place d'un système global et représentatif de réseaux d'AMP durables et gérés efficacement ». Il couvre 18 régions, définies essentiellement sur la base de critères biogéographiques, mais en tenant compte des frontières politiques, pour des raisons pratiques. La région WCPA marine d’Afrique de l’Ouest s’étend sur 24 pays (du Maroc à l’Afrique du Sud) et concerne trois grands écosystèmes marins (ou Large Marine Ecosystems – LME) inclus dans la région : Le LME du courant des Canaries (faisant l’objet du projet Gef FAO CCLME) dans les 7 pays du nord, le LME du courant de Guinée (faisant l’objet du projet Gef ONUDI GCLME) dans 16 pays du centre et le LME du courant du Benguela (faisant l’objet du projet Gef PNUD BCLME) dans les 3 pays du sud. Le rôle et activités de WCPA marine au niveau régional sont entre autres : Promouvoir le réseautage, Faciliter les échanges régionaux, le dialogue et la sensibilisation en faveur des AMP et l’appui au développement d’initiatives associées, Appui conseil pour la définition des priorités et actions dans les pays et au niveau de la région, Faciliter et promouvoir tous types de discussions sur les AMP et fournir tout autre appui dans ce domaine.

 

 La Commission Sous-Régionale des Pêches - CRSP

Créée en 1985, la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) regroupe sept pays (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée, Cap-Vert, Guinée-Bissau et Sierra Leone) et dispose d’un Secrétariat permanent basé à Dakar. Organisme d’harmonisation des politiques et des législations, la CSRP fait partie des cinq organisations qui ont porté la création du Programme Régional de conservation de la zone Côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM). L’UICN et la CSRP sont liées à ce titre par un protocole de partenariat. Elles mettent par ailleurs en œuvre plusieurs projets en collaboration, notamment le projet RECARGAO (renforcement des capacités régionales de gestion des pêches) et le projet PARTAGE (mise en place de trois plans d’aménagements participatifs et transfrontaliers de pêcheries de pélagiques côtiers). L’UICN est également chargée de la mise en œuvre de deux composantes d’un projet de la CSRP, financé par l’AFD, sur la cogestion et l’intégration des AMP dans la gestion des pêches. L’UICN devra notamment développer et tester des méthodologiques participatives d’évaluation de la contribution des AMP à la gestion des pêches, en collaboration avec les acteurs du secteur.

 

Partenariats à construire ;

Les partenariats décrits ci-après ont été identifiés au cours de l’atelier de réflexion sur les orientations stratégiques et les perspectives pour le développement du MACO organisé les 16 et 17 novembre 2009 à Libreville (Gabon) au cours duquel le programme a manifester son intention à étendre son action et son champ d’intervention vers le Golfe de Guinée et l’Afrique Centrale.

Ne sont ici recensé que les partenariats stratégiques identifiés, sur la base de sollicitations clairement exprimées au cours de l’atelier, ou du fait de la concordance des objectifs portés par des initiatives ou des institutions.

La Convention d’Abidjan : les champs géographiques couverts par la convention et par le MACO sont quasi identiques, ainsi que les objectifs généraux, largement partagés. Le Secrétariat de la Convention souhaite que le MACO puisse faciliter la mise en place et l’animation de plateformes de concertations, permettant aux Etats et à leurs partenaires de disposer d’un guidage méthodologique pour l’opérationnalisation de certains éléments thématiques de la Convention tels que la conservation de la biodiversité, les aires marines protégées ou la lutte contre l’érosion côtière. Ces plateformes de concertations permettraient aux Etats signataires de bénéficier à la fois de leçons apprises d’expériences concrètes sur le terrain, des recommandations techniques globales et des outils mis à disposition par les organisations internationales, et d’un appui pour l’élaboration et la mise en œuvre de plans de travail pour la mise en application des engagements conventionnels. Un protocole de collaboration pourra être préparé avec le Secrétariat de la Convention d’Abidjan.

Le RAPAC: Avec le RAMPAO, ces deux réseaux d’aires protégées, officiellement reconnus, sont les deux principaux organes d’intégration régionaux des efforts de conservation de la biodiversité. Le RAMPAO est spécialement voué aux aires marines protégées, tandis que le RAPAC englobe toutes les aires protégées ; toutefois, le RAPAC est chargé par la COMIFAC, en vertu de son plan de convergence, d’objectifs de renforcement de la gestion des sites transfrontaliers. Par ailleurs, le RAPAC porte des objectifs de mise en place d’une stratégie régionale pour les AMP en Afrique Centrale. MACO est naturellement disposé à fournir à ces deux réseaux les appuis scientifiques, techniques et méthodologiques qui permettront leur renforcement et leur autonomisation, leur résilience économique constituant notamment encore un point à renforcer.

Organisations intergouvernementales de gestion des pêches : les collaborations avec la CSRP sont déjà fortement établies, au travers d’un protocole de collaboration et divers projets en cours d’exécution. Le CPCO a sollicité le développement de collaborations, la signature d’un protocole, et la recherche conjointe de fonds pour la mise en œuvre d’une initiative en faveur de l’intégration d’aires marines protégées dans la gestion du secteur des pêches et la création de nouvelles zones de conservation marine. Des pistes de collaboration sont à explorer avec le COREP, dont les représentants n’ont malheureusement pas pu être présents au cours de la réunion. MACO marque un intérêt fort pour accompagner les organisations intergouvernementales des pêches dans un travail d’actualisation des politiques sectorielles pêche en direction d’une approche écosystémique.