Il faut soutenir davantage le patrimoine naturel mondial des pays arabes

21 June 2011 | International news release

Avec seulement deux biens naturels ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en 15 ans, il semble indispensable de réformer le processus de nomination des biens naturels du patrimoine mondial dans les pays arabes. C’est ce qui apparaît dans un nouveau rapport de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN).

Ce rapport régional s’appuie sur les conclusions du rapport périodique de l’année dernière, coordonné par l’UNESCO, qui souligne l’importance d’impliquer davantage les spécialistes de la nature. L’UICN a évalué l’état actuel de la conservation pour les biens du Patrimoine mondial dans les pays arabes, qu’ils soient naturels ou mixtes, et a analysé leurs Listes indicatives – qui incluent les biens que chaque pays a l’intention de proposer pour inscription.

« La région arabe abrite une diversité et une richesse naturelles exceptionnelles, avec de superbes paysages désertiques et des zones marines magnifiques » affirme Haifaa Abdulhalim, Chargée de Programme du patrimoine mondial dans les pays arabes. « Mais le nombre de biens naturels actuellement sur la Liste du patrimoine mondial est très inférieur à celui des autres régions du monde. Il convient donc de réformer profondément le processus de nomination des biens naturels dans la région arabe si nous voulons améliorer leur présence sur la Liste du patrimoine mondial. »

La région arabe abrite actuellement quatre biens naturels et un bien mixte sur la Liste du Patrimoine mondial. Seuls deux biens ont été ajoutés à cette liste au cours des 15 dernières années, alors que les Listes indicatives de la région incluent aujourd’hui 35 biens.

Selon le rapport, les pays arabes devraient réviser leurs projets concernant le Patrimoine mondial et donner la priorité aux biens naturels, qui ont plus de chances de répondre aux exigences du Comité du patrimoine mondial, et se préparer à fournir une justification rigoureuse de ce potentiel.

Le rapport analyse également la gestion des biens naturels situés dans les pays arabes et déjà présents sur la Liste du patrimoine mondial. Même si des progrès significatifs ont été réalisés, de nombreux problèmes restent en suspens.

Dans le parc national du Banc d’Arguin par exemple, il convient de mettre en place des mesures plus efficaces pour contrôler le risque de marées noires accidentelles qui menace les oiseaux aquatiques et les mammifères qui passent l’hiver dans le parc, notamment le phoque moine, une espèce en danger critique d’extinction. Sur l’ile de Socotra, également appelée « la Galapagos de l’océan Indien », la végétation et les écosystèmes uniques sont de plus en plus menacés par le développement des infrastructures et du tourisme.

« En continuant à améliorer la gestion de ces biens, et en améliorant la coopération entre les pays pour les aider, les biens du patrimoine mondial dans les pays arabes peuvent grandement contribuer à la conservation et au développement durable de la région » espère Mariam Kenza Ali, Chargée de conservation au Programme du patrimoine mondial de l’UICN.

Pour lire le rapport, veuillez cliquer ici: http://tinyurl.com/6y3u29b

Pour plus d’informations ou pour des entretiens, veuillez contacter:

Haiffa Abdulhalim, Chargée de Programme du Patrimoine mondial, Bureau régional de l’UICN pour l’Asie de l’ouest, courriel: Haiffa.Abdulhalim@iucn.org
Borjana Pervan, Relations médias UICN, m +41 79 857 4072, borjana.pervan@iucn.org
Brian Thomson, Relations médias UICN, m +41 79 721 8326, brian.thomson@iucn.org 

À propos du travail de l’UICN sur le patrimoine mondial
Chaque année, l’UICN – l’organe consultatif indépendant auprès de l’UNESCO sur les questions relatives à la nature – établit, auprès du Centre du patrimoine mondial, le suivi de l’état de conservation de certains biens menacés du patrimoine mondial, qu’ils soient naturels ou mixtes. Les évaluations de l’UICN sur l’état des biens du patrimoine mondial proviennent de plusieurs sources : membres de l’UICN, groupes de communautés autochtones, communauté scientifique, experts des commissions de l’UICN et individus et organisations impliqués. Plus d’informations sur www.iucn.org 

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